Les mouvements migratoires ont toujours existé, tant pour les humains que pour les espèces naturelles, un phénomène que le contexte de mondialisation galopante n’a fait qu’accentuer. Aujourd’hui, ces mouvements – principalement Sud-Nord – figent une représentation du migrant de plus en plus négative.

Cette vision de l’Autre, nourrie par des discours politiques dans lesquels la rhétorique de la peur et de l’envahissement sont régulièrement mobilisées, alimente quotidiennement une représentation erronée.

Elle creuse le fossé entre les individus et les cultures en prônant une concurrence exacerbant des catégories supposées supérieures, inférieures, fortes ou faibles, etc. Nous préférerons donc au terme de « migrant » (pour éviter toute confusion même si nous croyons que ce terme est lié à la nature) celui de « visiteur » : en fin de compte, ne sommes pas, toutes et tous en visite sur cette terre ?